
Quelle ne fut pas ma stupeur lorsque je vis Flora marcher sur les pavés de l’allée principale de la maison, avec son gros sac sur le dos. Nous nous étions appelés il y a quelques jours et elle m’avait annoncé qu’elle partait en voyage… Elle ne m’avait effectivement pas menti. Je lui répétais sans cesse que ma porte était ouverte, si elle avait envie de changer d’air, alors j’étais ravi de voir qu’elle avait enfin décider de saisir l’occasion. Elle m’a dit qu’elle avait besoin de souffler, loin de ses parents. Ça fait des mois qu’ils essayent de la pousser vers des études d’ingénierie, qu’elle ne veut évidemment pas faire, mais elle n’ose pas leur avouer qu’elle souhaite être artiste. Peindre, c’est ce qu’elle aime faire depuis gamine, c’est sa manière de communiquer avec le monde, mais c’est un domaine dans lequel peu sont ceux qui réussissent, alors je comprends ses inquiétudes. Nous avons passé les 4 jours suivants à cuisiner des bons petits plats, se balader pour cueillir des fruits sauvages, discuter des heures au coin du feu et imaginé un futur où mes bouteilles de nectar se vendraient par milliers et de la galerie d’art, à succès, qu’elle tiendrait dans le centre-ville d’une grande ville. Elle m’a dit qu’elle avait réservé un chalet en montagne avec ses parents pour y passer le week-end et faire de l’escalade, une passion qu’elle partage avec son père depuis petite.
Loïc
